Historique
Dans un cadre à la fois grandiose et pittoresque, les Romains furent les premiers à construire des thermes à la sortie des gorges qui bordent l’oued Boussellam. Grâce à leur remarquable sens de l’observation, ils exploitèrent ces eaux sulfatées calciques chaudes pour soigner citoyens, colons et légionnaires. La station connut ainsi une grande prospérité entre le IIe et le IVe siècle.
Ruines romaines
À cette époque, un bourg romain était déjà établi au nord du défilé du Boussellam. Le municipe, créé avant l’an 193 et connu sous le nom d’Ad Sava Municipium, tirait son appellation de l’oued Boussellam, axe central de la vallée. Le christianisme s’y développa ensuite, comme en témoignent les évêques mentionnés entre 411 et 484 et les traces du culte des martyrs gravées dans la pierre.
Ce municipe était relié aux autres cités romaines par plusieurs voies : une route vers Béjaïa passant par Tighermin et Ouled Mouten avec un embranchement vers Tiklat, une voie reliant Sétif par Thniete El Meghsem, ainsi que des chemins menant vers Ras El Oued et Horia.
L’importance médicale de la station est confirmée par la découverte, en 1937 et 1938, d’anciens thermes comprenant de vastes piscines à marches d’accès et des salles destinées au repos après la balnéation. Les murs épais, les sas de séparation et le système de circulation de l’eau chaude permettaient de maintenir une température douce et régulière à l’intérieur du complexe.
Présentation
Situées à 55 km au nord du chef-lieu de la wilaya de Sétif, les sources de Sidi El Djoudi émergent sur la rive droite de l’oued Boussellam, dans la commune de Hammam Guergour. Elles furent exploitées successivement durant les périodes berbère, romaine, musulmane puis coloniale.
Les analyses physico-chimiques ont confirmé la radioactivité naturelle des eaux thermo-minérales, classées parmi les plus riches au monde. Leur composition les situe dans la catégorie des eaux sulfatées calciques moyennement hyperthermales, avec une température avoisinant 44°C.
Dans le cadre du développement du tourisme thermal en Algérie, un complexe thermal fut construit dans les années soixante-dix sur un ancien site romain dominant le village de Hammam Guergour, à 670 mètres d’altitude. Il fut inauguré le 20 juin 1987.
Classement des eaux de Hammam Guergour
- Les eaux thermo-minérales de Hammam Guergour sont classées comme sulfurées calciques et chlorurées sodiques, moyennement hyperthermales entre 41°C et 44,5°C, et hautement radioactives. Cette caractéristique exceptionnelle les place au premier rang en Algérie et parmi les plus remarquables au monde.
Les structures hôtelières
Le site dispose d’infrastructures d’accueil comprenant des hôtels, des bungalows et des villas offrant une capacité d’hébergement confortable. Les visiteurs y trouvent également plusieurs espaces de restauration, des cafétérias, un centre commercial, des salons de détente ainsi que des espaces dédiés à la lecture.
Les loisirs incluent une salle de cinéma, une piscine couverte, des aires de jeux pour enfants et différents espaces de détente permettant de profiter pleinement du séjour thermal.
Les bains traditionnels
Hérités d’une longue tradition, les bains historiques continuent de fonctionner au cœur du village, à proximité de l’oued Boussellam. Deux bains sont réservés aux hommes et un bain aux femmes. Gérés par la commune de Hammam Guergour, ils proposent également des chambres destinées aux curistes souhaitant prolonger leur séjour dans une ambiance authentique.
Source : Direction du tourisme de Sétif.